Biologie et analyses
toxicologiques
En situation clinique de prise en charge individuelle, le diagnostic
est confirmé par le dosage de l’activité des
cholinestérases (ACG, BC). Les symptômes apparaissent
pour un taux d’ACG inférieur à 50 % de la valeur
témoin ; l’intoxication est sévère pour
des taux inférieurs à 10 %.
Acétylcholinestérases globulaires (ACG)
La normalisation spontanée des ACG est obtenue en 2 à 3
mois, après une augmentation régulière de
1 % par jour, ce qui correspond au renouvellement des érythrocytes.
Des faux positifs sont possibles (présence d’oxalates
dans le tube de prélèvement, hémoglobinopathies,
traitement antipaludéen). L’activité des ACG
se normalise lors de l’utilisation de pralidoxime. Cette
mesure peut être utile au diagnostic, au suivi de la réponse à la
pralidoxime.
Butyrylcholinestérases (BC, = pseudocholinestérases)
L’activité des BC est sujette à une variabilité génétique,
ce qui peut limiter l’interprétation du résultat.
Des faux positifs sont possibles (grossesse, hépatopathie,
malnutrition, prise de codéine, de morphine, d’oestroprogestatifs).
La normalisation spontanée est obtenue en 2 à 3 semaines.
La BC est insensible à l’action de la pralidoxime.
Cette mesure peut être utile au diagnostic et au suivi de
l’évolution de l’intoxication.
La recherche analytique des organophosphorés dans les milieux
biologiques est de réalisation exceptionnelle. Celle de
certains métabolites (paranitrophénol) peut être
faite dans les 24 à 48 heures après l’absorption
(parathion, méthylparathion…).
dernière
mise à jour : 16-03-2004 |