La clinique
- en aigu
Le mercure métallique n’est pas irritant pour la
peau ou les muqueuses. En revanche, les solutions concentrées
de dérivés mercuriques sont caustiques pour la peau
et l’œil.
L’inhalation massive de vapeurs ou fumées mercurielles à concentration
modérée à la suite d’un chauffage intempestif
de mercure métallique provoque une pneumopathie chimique
retardée. Une à 3 heures après l’exposition,
apparaissent sensation d’oppression thoracique, toux et dyspnée,
asthénie et hyperthermie. Le tableau constitué est
celui d’un œdème aigu du poumon lésionnel
avec infiltrats interstitiels bilatéraux. Les formes majeures
réalisent un syndrome de détresse respiratoire aigu
mortel dans 5 à 10% des cas ou pouvant laisser persister
une fibrose séquellaire. De façon exceptionnelle,
l’atteinte respiratoire peut se compliquer d’une intoxication
systémique associant : troubles digestifs, encéphalopathie,
atteinte hépatique et rénale, lésions cutanéo-muqueuses
retardées.
L’ingestion de mercure métallique ne produit pas
d’intoxication systémique. Cependant, en cas de fausse
route, une réaction inflammatoire peut se produire au niveau
du parenchyme pulmonaire.
L’ingestion d’un dérivé mercurique ou
d’un dérivé mercureux est immédiatement
suivie de violentes douleurs abdominales et de vomissements souvent
sanglants, puis plus tardivement d’une diarrhée muco-sanglante,
voire hémorragique liés au pouvoir irritant de ces
dérivés. Les pertes digestives peuvent être
responsables de désordres hydroélectrolytiques et
de troubles hémodynamiques. Une insuffisance rénale
aiguë anurique se constitue en 12 à 48 heures.
dernière
mise à jour : 16-03-2004
|