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Biologie et analyses toxicologiques

Le dosage du mercure est effectué par deux techniques principales :

  • spectrophotométrie d’absorption atomique,
  • torche à plasma

Ces deux techniques permettent de mesurer le Hg minéral et le Hg organique dans l’urine, le sang et les cheveux.

Hg élémentaire et dérivés minéraux

En cas d’intoxication aiguë, le diagnostic est confirmé par le dosage sanguin du mercure. Le taux normal est 5 à 10 µg/L ; l’intoxication aiguë s’accompagne de taux ? 100 µg/L, les signes neurologiques apparaissant au-dessus de 200 µg/L.

En cas d’intoxication chronique, la biométrologie repose sur le dosage urinaire du mercure. Reflet de l’exposition des 3 à 4 mois précédents, le taux n’est pas parfaitement corrélé aux manifestations cliniques. Le taux normal est ? 5 µg/g de créatinine.

En cas de dosages sanguins et/ou urinaires peu significatifs, l’imprégnation excessive de l’organisme peut être confirmée par une mercuriurie provoquée sous chélateur : la mercuriurie est mesurée avant et après l’administration orale de 2 g de DMSA qui mobilise le stock rénal récent. Le test est positif si l’excrétion est multipliée par un facteur supérieur à 5.

Dérivés organiques

En cas d’intoxication chronique le diagnostic est confirmé par le dosage des concentrations du mercure sanguin ou capillaire. Dans la population générale, elles sont parfaitement corrélées à la consommation de poisson. Le taux sanguin est < 5 à 10 µg/L, le taux capillaire est < 1 à 2 µg/g.

Les plus récentes études épidémiologiques relèvent des effets sur le développement neuropsychique de l’enfant exposé in utero et pendant la première enfance pour des concentrations capillaires de l’ordre de 12 µg/g.

dernière mise à jour : 16-03-2004


 

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