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Hg élémentaire et dérivés minéraux

Hg élémentaire et dérivés minéraux
Dérivés organiques

L’inhalation prolongée de vapeurs mercurielles provoque une encéphalopathie d’installation insidieuse. Pour de faibles concentrations apparaît un syndrome psycho-organique marqué par des troubles neuro-digestifs non spécifiques. L’exposition à concentration élevée se traduit par une atteinte cérébelleuse marquée par un tremblement bilatéral des extrémités, touchant initialement les doigts, les lèvres et les paupières. Il survient lors du mouvement volontaire, aggravé par la fatigue et l’émotion et disparaissant pendant le sommeil.

L’atteinte rénale, rare et tardive avec le Hg élémentaire, est plus fréquente et plus marquée lors de l’exposition aux dérivés minéraux. Il s’agit classiquement d’une glomérulonéphrite extra-membraneuse se traduisant par une protéinurie isolée, pouvant évoluer vers un syndrome néphrotique complet.

La manipulation répétée de sels mercuriels est responsable de dermatoses eczématiformes, de contact et/ou aéroportées, irritatives ou plus rarement par sensibilisation. La sensibilisation au Hg élémentaire est exceptionnelle, mais a été décrite chez des dentistes.

L’acrodynie associe une atteinte des mains et des pieds (rouge violacé, moites, froids, œdématiés, douloureux, avec une desquamation), des troubles du comportement, une photophobie, des sueurs profuses, une hypertension artérielle et une tachycardie sinusale. Ce syndrome a surtout été décrit chez des enfants intoxiqués par des sels mercureux ou des vapeurs de mercure.

Les seuls effets toxiques démontrés des amalgames dentaires sont locaux : réaction inflammatoire transitoire de la pulpe dentaire, tatouages gingivaux et réaction lichénoïdes.
Les effets sur la reproduction de l’exposition prolongée au Hg sont sujets à controverses.

Dérivés organiques

Hg élémentaire et dérivés minéraux
Dérivés organiques

L’intoxication par les composés alkylés à chaîne courte peut faire suite à des contaminations répétées par de faibles doses via l’alimentation. Les premiers signes d’intoxication surviennent plusieurs mois après le contact et se caractérisent par des troubles de l’équilibre et de la marche. Ensuite s’installe une encéphalopathie sévère avec troubles psycho-intellectuels, atteinte visuelle caractéristique, hypoacousie, paresthésies distales, dysarthrie, ataxie, tremblements et mouvements choréo-athétosiques. Les formes sévères peuvent se décompenser brutalement en se compliquant d’une tubulopathie rénale, de confusion mentale, de convulsions, voire d’un coma mortel. Ces composés sont tératogènes (microcéphalie), et fœtotoxiques (retard psychomoteur, paralysies, surdité…), ainsi que toxiques pour le testicule (oligospermie).

La manipulation répétée de dérivés arylés et alkoxyalkylés peut être à l’origine d’eczémas de contact, d’aspect banal ou revêtant une forme pustuleuse, inflammatoire et diffuse.

dernière mise à jour : 16-03-2004


 

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