La clinique
- en chronique
Diverses manifestations cliniques et
biologiques peuvent être
observées lors d’une exposition chronique au plomb.
D’expressions souvent aiguës, elles ne doivent pas être
confondues avec les signes de l’intoxication aiguë.
Le cas particulier de l’enfant est détaillé plus
loin.
Les principales manifestations
sont :
Principales
manifestations
Cas particulier de l’enfant
Syndrome abdominal avec la classique colique
saturnine devenue exceptionnelle : douleurs abdominales intenses
avec constipation
et tableau pseudo chirurgical. Une hypertension, une bradycardie
peuvent être associées.
Encéphalopathie saturnine. Signe d’une intoxication
grave, elle justifie un traitement chélateur en urgence.
Elle est surtout observée chez l’enfant, avec un ensemble
de signes témoignant d’une hypertension intracrânienne.
Des décès ou des séquelles neuro-psychiques
graves peuvent être observés.
Neuropathies périphériques. La forme classique est
la paralysie anti-brachiale pseudo radiale ; le sujet fait les
cornes par impossibilité d’extension du médius
et de l’annulaire. La paralysie s’étend par
la suite aux autres doigts et au poignet. Ces neuropathies étaient
surtout observées chez l’adulte. Elles sont surtout
motrices, la sensibilité est peu atteinte. Actuellement,
on observe plus volontiers des formes frustes, moins complètes,
avec à l’électromyographie une diminution précoce
des vitesses de conduction nerveuse.
Des tableaux de pseudo-sclérose latérale amyotrophique
ont été imputés à des expositions chroniques
au plomb.
Atteinte rénale, précoce ou au contraire très
tardive après 10 à 30 ans d’exposition.
Hypertension artérielle, habituelle dans l’évolution
tardive de l’intoxication. Il s’agit d’une atteinte
de la musculature lisse.
Le liseré gingival bleu grisâtre au collet des incisives
et des canines (liseré de Burton) est attribué à un
défaut d’hygiène bucco-dentaire. Les taches
de la muqueuse jugale (taches de Gübler) sont classiques.
Cas
particulier de l’enfant
Principales manifestations
Cas particulier de l’enfant
L’intoxication saturnine de l’enfant est un véritable
problème de santé publique en France.
De déclaration obligatoire (plombémie supérieure à 100 µg/L),
le tableau clinique associe de façon variable les éléments
suivants :
- troubles digestifs vagues : anorexie, douleurs abdominales,
constipation, vomissements
- troubles du comportement : apathie ou irritabilité ou
hyperactivité
- troubles de l’attention et du sommeil
- mauvais développement psychomoteur
- pâleur en rapport avec l’anémie
Ces signes correspondent déjà à une intoxication
avérée. L’effet des faibles doses n’est
appréciable qu’à travers des études épidémiologiques
en particulier, avec des indicateurs neuro-psychologiques plus
fins.
On sait que l’absence de diagnostic engage le pronostic
intellectuel de l’enfant. Une augmentation de 100 µg/L
entraîne une baisse du QI de 2 à 3 points. La plombémie
de la petite enfance est bien corrélée avec les performances
de l’enfant à l’âge scolaire.
dernière
mise à jour : 16-03-2004
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