Mécanismes
d'action
- du toxique
- de l’antidote
Le plomb ne joue aucun rôle physiologique connu dans l’organisme.
Son comportement cinétique dans l’organisme est proche
de celui du calcium.
Toxicocinétique
du plomb dans l’organisme
Toxicocinétique du plomb dans l’organisme
Mécanismes d’action du
plomb
Les antidotes
Les composés inorganiques du plomb sont
résorbés
dans le tube digestif jusqu’à 10 % chez l’adulte
et jusqu’à 50 % chez le jeune enfant. Les états
carentiels en calcium, fer, zinc, cuivre et sélénium
augmentent la résorption du plomb.
Le plomb peut être inhalé sous forme de poussières
et de particules. Les grosses particules sont finalement dégluties
après transport muco-ciliaire. Les petites particules, de
taille inférieure à 1 µ, pénètrent
dans les alvéoles et passent directement dans la circulation.
La résorption pulmonaire du plomb peut atteindre 70 %.
Les composés organiques volatils sont bien résorbés
par voie cutanée et respiratoire.
Le plomb sanguin ne représente à l’équilibre
que 1 à 2 % du plomb de l’organisme et 98 % du plomb
sanguin est intra érythrocytaire. Les tissus mous contiennent
5 à 10 % du plomb présent dans l’organisme.
La majeure partie du plomb de l’organisme est osseux. Le
plomb trabéculaire est biologiquement actif et mobilisable,
comme le plomb des tissus mous. Le plomb présent dans l’os
compact n’a pas d’effet toxique mais il peut être
relargué massivement en cas de déminéralisation
importante.
La quantité de plomb actif augmente pendant la grossesse
et l’allaitement. Le plomb franchit facilement la barrière
placentaire. Le plomb passe dans le lait maternel. L’excrétion du plomb est urinaire et fécale
; une faible partie est éliminée dans les phanères,
la sueur et les sécrétions bronchiques.
Mécanismes d’action du plomb
Toxicocinétique
du plomb dans l’organisme
Mécanismes d’action du plomb
Les antidotes
Des effets biochimiques peuvent être mis en évidence
même à de faibles niveaux de contamination.
Le plomb interfère avec la synthèse de l’hème
et des porphyrines ; la synthèse de la myoglobine et du
cytochrome P450 peuvent être affectées également.
Les conséquences sont une baisse du taux d’hémoglobine
et l’apparition de coproporphyrine et d’acide delta-aminolévulinique
dans les urines. L’inhibition de l’acide delta-aminolévulinique
déshydrogénase est l’indice le plus sensible
de l’action biochimique du plomb.
Les organes cibles principaux du plomb sont le
système nerveux
central, le système nerveux périphérique,
le système hématopoïétique et le rein.
Les mécanismes de la toxicité neurologique sont complexes
et ne peuvent être abordés ici. Il faut insister sur
la toxicité du plomb sur le système nerveux en développement.
Les
antidotes
Toxicocinétique
du plomb dans l’organisme
Mécanismes d’action du plomb
Les antidotes
Les antidotes du plomb sont des chélateurs des métaux.
Le dimercaprol (dimercapto 2,3 propanol)
ou BAL (British Anti-Lewisite) est utilisé avec de nombreux métaux (arsenic, mercure,
sels d’or, antimoine, bismuth, zinc, …). C’est
le plus ancien des chélateurs utilisés en thérapeutique.
Il agit en inhibant le système pyruvate-oxydase empêchant
ainsi la fixation des métaux sur les groupements sulfhydriles
des enzymes.
Il peut entraîner une déplétion en éléments
essentiels tels que le fer, le calcium, le magnésium, le
zinc, etc. Sa marge thérapeutique est étroite.
Seul chélateur du plomb à bien diffuser dans le système
nerveux central, il est systématiquement administré avant
l’EDTA calcique chez l’enfant afin de limiter les conséquences
de la re-distribution du plomb provoquée par l’EDTA
calcique. Le calcium édétate de sodium (calcitétracémate
disodique ou EDTA calcique) est le chélateur le plus utilisé classiquement
dans l’intoxication par le plomb. Le complexe EDTA-Pb est
rapidement et quasi-exclusivement éliminé par filtration
glomérulaire d’où l’importance de la
qualité de la fonction rénale.
Le DMSA (acide 2,3 dimercapto-succinique
ou succimer) est un donneur de thiols comme le BAL dont il est
un analogue hydrosoluble. Il
peut être administré par voie orale. Contrairement
au BAL, il n’entraîne aucune déplétion
en éléments essentiels et ses effets secondaires
sont généralement mineurs. Il est utilisé dans
l’intoxication par le plomb et le mercure.
dernière
mise à jour : 16-03-2004
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