Le traitement
La suppression de l’exposition au plomb est essentielle.
Elle est un préalable indispensable à toute prise
en charge médicale.
Ainsi, le traitement médical n’est souvent qu’un
palliatif après de nombreuses considérations d’ordre
socio-économique. Ainsi par exemple, le saturnisme infantile
est directement lié à des problèmes d’habitat
insalubre et d’exclusion sociale.
Le traitement chélateur doit être compris comme une étape
dans un suivi continu du patient intoxiqué pendant plusieurs
années. Il faut insister sur l’importance des mesures
de dépistage, en particulier actuellement chez l’enfant
: le traitement chélateur est incapable de corriger des
anomalies neuro-psychiques constituées.
Les modalités pratiques de la chélation doivent être
décidées après consultation avec des centres
spécialisés : centres antipoison, centres de toxicovigilance,
service pédiatrique spécialisé, etc.
Le choix des chélateurs se porte selon les cas sur le BAL
(dimercaprol), le calcium édétate de sodium (EDTA
calcique) ou le DMSA (succimer).
L’EDTA calcique (Calcium Édétate de Sodium
Serb ®), administré en perfusion intraveineuse, est
le chélateur de référence, en particulier
pour l’épreuve de plomburie provoquée et dans
les formes graves de l’intoxication. Son utilisation nécessite
une surveillance stricte de la fonction rénale.
Le BAL ®, dont l’injection strictement intramusculaire
est très douloureuse, est réservé à l’encéphalopathie
saturnine, en association avec l’EDTA calcique. Sa marge
thérapeutique est étroite.
Le DMSA ou succimer (Succicaptal ®) est le chélateur
de choix dans les formes modérées de l’intoxication
et/ou en relais d’un traitement initial par l’EDTA
calcique ou l’association EDTA calcique-BAL. Administrable
par voie orale, il est pratiquement dénué d’effets
secondaires
dernière
mise à jour : 16-03-2004
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